AlterEgo - Jean-Boris Voïnovitch
JEAN-BORIS VOÏNOVITCH - COMPOSITEUR, ARCHITECTE, PEINTRE

Après des études musicales au Conservatoire russe Serge Rachmaninov de Paris, de 1962 à 1974, où il étudie le piano avec Melle Sobarnitsky, élève de Neuhaus, puis la composition et la direction avec Jean Catoire, élève d’Olivier Messiaen, ainsi que les langages et techniques de la musique électroacoustique au Centre américain avec Ivan Pequeno,

Jean-Boris Voïnovitch suit des études d’architecture à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris où il obtient le diplôme d’architecte en 1979, avec pour sujet « Vers la synthèse de l’Architecture et de la Musique ». Il complète sa formation d’architecte par des études d’urbanisme et d’acoustique. Il mène ensuite des recherches personnelles sur l’espace sonore et architectural en relation avec des études et créations musicales contemporaines. Ce  travail l’amène à rencontrer Pierre Schaeffer, Akira Tamba, Mikaël Levinas, Claude Ballif, et à suivre les cours de Iannis Xenakis à Paris IV.

De 1970 à 1981, il participe à des concours de composition musicale : Maison de la Radio Paris, Gaudeamus, Pays-Bas, Prince Rainier de Monaco, et dirige des œuvres contemporaines ainsi que ses propres compositions. Parallèlement à son activité d’architecte et d’enseignant à l’Insa de Lyon en Arts plastiques-Architecture, Jean Boris Voïnovitch mène un travail permanent de peintre, ce qui le conduit à participer à diverses expositions en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

A partir de 1994, la somme de ses réflexions l’amènent à concevoir des tableaux tentant de mettre à jour les « affinités électives » entre peinture, musique, architecture, écriture, nommées « Entités ». En 1995, dans le cadre des « Comités de lecture » de l’IRCAM, il réalise une pièce musicale et picturale « 7 amas galactiques » pour vingt instruments, synthèse Musique-Architecture-Peinture, et de 1996 à 2002, une pièce en 21 tableaux « Entités I » suivie de deux triptyques et un diptyque.

En 1996, écriture de 62 partitions pour pianos et peintures, « Haïku », à partir de poèmes japonais, se prolongeant chacune par une pièce pour pianos construite sur le principe de la métamorphose.

En 2002, la rencontre avec Victoria Harmandjeva, pianiste concertiste, professeur et plasticienne a permis à la triangulation écouter-entendre-voir de prendre forme à travers des concerts-lectures mis en scène.